Message à l'intention des services de l'aide social à l'enfance

Publié le 6 décembre 2025 à 10:32

Voyage itinérant à la voile pendant une année  

Nous sommes en recherche d'un partenariat avec les services de l'aide sociale à l'enfance d'un ou plusieurs département.

Si vous êtes intéressés nous sommes à votre disposition pour un rdv.

Ce projet répond directement :

  • Aux orientations du référentiel national d’accompagnement des jeunes de l’ASE

  • Au cadre du développement des compétences psychosociales (CPS), telles que définies par

    l’Organisation mondiale de la Santé et reprises dans les stratégies nationales de promotion de la santé portées notamment par Santé publique France

 

 

Message de la coordinatrice du projet ad'Océan.

 

Bien que ce projet soit récent dans sa formalisation, il s’inscrit dans la continuité d’expériences et de réflexions approfondies, ainsi que dans des échanges réguliers avec des dispositifs similaires, tels que « Grandeur Nature » (Essonne) et « L’AMER » (Aude), qui confirment la pertinence de ce type d’accompagnement.

Le projet « ad’Océan » vise à diversifier les réponses proposées aux jeunes confiés à l’Aide sociale à l’enfance et à la Protection judiciaire de la jeunesse, notamment :

  • dans les situations complexes nécessitant un cadre différent,
  • dans les situations d’urgence demandant une réponse rapide et contenante,
  • pour les jeunes en approche de majorité sans projet, exposés à des ruptures,
  • ou encore lorsque l’éloignement d’un environnement devient nécessaire pour permettre une évolution.

L’accompagnement repose sur une équipe pluridisciplinaire, articulant soin psychique, orientation professionnelle, épanouissement et engagement par l’activité physique et la vie collective, ainsi que le travail sur les liens familiaux. L’ambition est de redonner aux jeunes une capacité d’agir sur leur parcours et d’ouvrir de nouvelles perspectives.

 

La médiation principale s’appuie sur un voyage itinérant en voilier, pensé comme un support éducatif, thérapeutique et expérientiel. Les fondements de ce choix sont développés dans le projet détaillé.

 

Afin de garantir une mise en œuvre progressive et sécurisée, nous avons prévu une phase de démarrage à travers des séjours de répit. Ceux-ci permettront d’offrir aux jeunes un temps de respiration, de remobilisation, mais aussi d’identifier ceux susceptibles de s’inscrire dans un accompagnement plus long, orienté vers des changements durables.

 

Le projet s’organise également autour d’axes transversaux évolutifs. Le premier portera sur les enjeux environnementaux, avec des actions menées lors des escales. D’autres thématiques pourront être développées dans une perspective éducative et réflexive.

 

Une attention particulière est portée au retour à terre, avec une phase de consolidation d’environ trois mois, visant à travailler les conditions d’insertion (formation, emploi, logement) en lien avec le projet du jeune et les partenaires identifiés. Ce temps permettra également de renforcer les liens familiaux, dans une logique d’alliance et de co-construction.

 

Un référent de parcours, désigné avec le jeune, assurera la continuité du lien tout au long de l’accompagnement après séjour.

 

Forte de mon expérience au sein de l’Aide sociale à l’enfance, enrichie par mes fonctions de direction, de conception de projets et de formation, j’ai pleinement conscience des enjeux auxquels vos services sont confrontés. Je suis convaincue que ce projet peut constituer une réponse complémentaire, souple et innovante, au service des jeunes les plus en difficulté.

 

Pourquoi nous faire confiance ?

Question réponses :

Projet d’Océan (LVA expérimental)

“Votre projet est intéressant mais trop atypique / hors cadre”

  • Réponse 

Le projet s’inscrit dans le cadre légal existant :

  • Article L221-1 du CASF
  • Dispositifs éducatifs individualisés
  • Recommandations nationales sur les séjours de rupture

Il ne s’agit pas d’un dispositif hors cadre, mais d’une modalité complémentaire, adaptée à des jeunes pour lesquels les réponses classiques montrent leurs limites.

  • Position stratégique

“Nous ne proposons pas une alternative au système, mais une réponse complémentaire pour des situations en impasse.”

“Comment garantissez-vous la sécurité en mer ?”

  • Réponse

La sécurité est pensée comme un préalable non négociable :

  • Encadrement renforcé (1 adulte / 1 jeune)
  • Professionnels qualifiés en navigation
  • Protocoles maritimes (sécurité, météo, matériel)
  • Formation des jeunes aux règles de sécurité
  • Suivi médical structuré + accès à soins
  • Le cadre maritime n’est pas un facteur de risque supplémentaire, mais un cadre structurant, concret et responsabilisant.
  • Position stratégique

“Le milieu maritime impose un cadre réel, non négociable, qui sécurise paradoxalement davantage que certains contextes institutionnels.”

“Ce type de séjour fonctionne, mais les effets ne durent pas”

  • Réponse

C’est justement une limite identifiée dans les dispositifs existants.

  • Le projet y répond par :
  • Une durée longue (12 mois)
  • Une structuration en phases
  • Un travail d’élaboration psychologique
  • Une préparation active de l’après
  • L’évaluation utilisée montre que :
  • Les effets courts existent (apaisement)
  • Mais nécessitent un temps de consolidation pour durer 
  • Position stratégique

“Nous avons construit le projet précisément pour dépasser les limites des séjours courts.”

“Et si le jeune refuse ou décroche ?”

  • Réponse

Le projet repose sur un principe de volontariat minimal.

Mais surtout :

  • Entrée progressive via séjours de répit (6 semaines)
  • Possibilité de ne pas poursuivre en séjour long
  • Ajustement du parcours
  • On évite ainsi :
  • Les placements contraints
  • Les ruptures brutales
  • Position stratégique

“Nous préférons une adhésion progressive réelle plutôt qu’un engagement contraint qui échoue.”

“Ce projet n’est-il pas réservé à des jeunes déjà motivés ?”

  • Réponse

Non — le projet s’adresse justement à des jeunes en difficulté d’engagement.

Le volontariat demandé est :

  • Minimal
  • Accompagné
  • Évolutif
  • L’expérience montre que :
  • L’engagement se construit dans le cadre
  • Il n’est pas un préalable
  • Position stratégique

“Nous travaillons avec des jeunes peu engagés, mais capables d’entrer dans une expérience.”

“Comment travaillez-vous avec les familles ?”

  • Réponse

Le projet ne coupe pas le lien, il le restructure :

  • Échanges réguliers
  • Visio pendant le séjour
  • Temps embarqués avec les familles
  • Travail sur les représentations
  • Les recherches montrent que la transformation du jeune est liée à celle de la famille.
  • Position stratégique

“La rupture n’est pas une coupure, c’est une mise à distance pour reconstruire le lien.”

“Quel est le coût / rapport coût-efficacité ?”

  • Réponse

Le dispositif peut sembler intensif, mais il s’adresse à :

  • Des situations complexes
  • Souvent marquées par des placements multiples
  • Avec des coûts cumulés importants
  • L’objectif est :
  • D’éviter les ruptures répétées
  • De sécuriser un parcours durable

Donc :

➡️ investissement initial plus fort = économies structurelles à long terme

  • Position stratégique

“Ce projet vise à éviter des parcours longs, coûteux et inefficaces.”

  1. “Comment évaluez-vous les résultats ?”
  • Réponse

Le projet s’appuie sur une évaluation structurée, avec :

  • Indicateurs précis (autonomie, relation, projection…)
  • Mesure avant / pendant / après
  • Échelle d’évolution objectivée
  • Exemple d’indicateurs :
  • Participation à la vie collective
  • Estime de soi
  • Capacité de projection
  • Relation aux adultes
  • Cette méthodologie permet une lecture claire des évolutions
  • Position stratégique

“Nous sommes en capacité de rendre visibles et mesurables les évolutions.”

“Que se passe-t-il après le séjour ?”

  • Réponse

Le projet intègre dès le départ :

  • Travail d’orientation
  • Partenaires extérieurs
  • Construction d’un projet concret
  • Accompagnement au retour
  • La dernière phase (3 mois) est dédiée à :
  • L’ancrage
  • L’inscription dans le réel
  • La continuité du parcours (référent de retour)
  • Position stratégique

“Le séjour n’est pas une parenthèse, c’est une étape dans un parcours.”

“Et si ça ne fonctionne pas ?”

  • Réponse

Le projet :

  • Ne promet pas une transformation immédiate
  • Reconnaît ses limites
  • Prévoit des réorientations si nécessaire
  • Une procédure est prévue :
  • Temps de repli à terre
  • Concertation avec partenaires
  • Réorientation progressive
  • Position stratégique

“Nous ne sommes pas dans une logique de réussite à tout prix, mais d’ajustement au plus juste.”

Conclusion

“Ce projet ne cherche pas à être une solution miracle, mais une réponse supplémentaire, adaptée à des jeunes pour lesquels les dispositifs classiques ne suffisent plus, en s’appuyant sur des pratiques évaluées et un cadre sécurisant.”